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DANS LES KIOSQUES – SINGAPOUR n°12 : Smart Mobility

Au sommaire du dernier numéro du magazine Singapour : un dossier consacré à la mobilité. Comment Singapour a t-elle réussi, dans ce domaine, à digérer sa croissance économique et l’augmentation de ses habitants ? La réponse avec François Vienne, urbaniste. Plongée dans l’univers de la « smart mobility » à la mode singapourienne, où l’innovation est foisonnante - voitures autonomes, drones, exploitation tous azimuth des big data,.. – et les entreprises françaises nombreuses.
DOSSIER – SMART MOBILITY
Lee Kuan Yew n’aimait pas l’idée d’accorder trop de place à la voiture. Dans un entretien accordé en 2010 à Tom Plate, le père fondateur de la Singapour moderne, souvent visionnaire, expliquait les réticences qu’il avait eues lorsqu’il s’était agi de donner ou non à la voiture particulière la place qu’elle réclamait, pressentant que ses exigences n’iraient qu’en grandissant pour finalement occuper toute la place.
PHOTO REPORTAGE : TRANSIT
Le photographe singapourien Edwin Koo nous emmène dans le métro de Singapour. Un cadre immuable : les portes d’une rame de métro, vues du quai. Dans le cadre : une multitude de scènes du quotidien qui forme un portrait collectif chargé d’histoires individuelles.
SINGAPOUR AUTREMENT
Gotham City, Vicky Wang au sommet du Parkview square - Pousser ses portes battantes du rez de chaussée vous plonge dans une ambiance art déco époustouflante.
Les bons plans bio de Raphaëlle – Depuis longtemps, Raphaëlle Voog avait envie de changer de vie ; de quitter l’univers du luxe pour se consacrer à la cuisine, une passion qui l’anime depuis l’enfance. C’est chose faite depuis qu’elle est venue vivre à Singapour.
ECHAPPEES BELLES
Découvrir le Yunnan avec Asian Roads (publi-reportage) - Le Yunnan (littéralement « Sud des nuages » est probablement parmi les 22 provinces de la Chine continentale, celle qui est la plus représentative de la diversité ethnique et géographique du pays.
L'ASIE VUE DE FRANCE
Jour de rentrée à Sciences Po, campus du Havre – En ce lundi 30 août 2018, jour de rentrée solennelle sur le campus Europe-Asie de Sciences Po au Havre, le soleil chauffe généreusement, dans une explosion d’habits chamarrés, de drapeaux, de petits groupes qui se font et se défont, une flamboyante jeunesse venant de toutes les régions d’Asie, d’Océanie, de France er d’ailleurs.
Un été avec Ai Weiwei, à Marseille -  Qui est Ai Weiwei ? De l’artiste chinois, on sait à la fois beaucoup et très peu. Ultra médiatisé, Ai Weiwei est connu pour avoir été l’inspirateur du « nid d’oiseau », ..., et pour son engagement militant.
CULTURE
Nouvelle : "here comes the sun", suivie d'un entretien avec son auteur, Yeo Wei Wei (en partenariat avec Jentayu).
Un artiste, une œuvre – le regard d’Aude Gooly sur le Cambodge
 
VIVRE A SINGAPOUR
Couleurs d’Asie – Blanc &noir
L'agenda des sorties
Un chef une recette : Christophe Grilo, patissier et boulanger des meilleures tables de Singapour.

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Expatriation: du rêve à la réalité

Expatriation rêvee

Expatriation rêvée - expatriation vécue : pour l’expatrié et a fortiori pour son conjoint, le lien est parfois ténu entre les cotés glamour d’une « vie d’expat » idéalisée et la réalité concrète de la vie sur place au quotidien. Il n’est pas étonnant, dans ce contexte, que les sentiments soient mitigés au moment de partir. L’expatriation fascine et en même temps elle inquiète. « Larguer les amarres », ce n’est pas seulement partir pour un beau voyage. C’est aussi quitter son port d’attache et accepter de se confronter à des expériences inconnues.
Mais il faut dire également que l’expatriation a changé. Adieu les « expatriés de métier », la mobilité internationale s’inscrit désormais dans un parcours professionnel dont elle constitue une étape plus ou moins obligée. Longtemps l’apanage des hommes, elle concerne de plus en plus de femmes. Surtout, quand il s’agit de partir en famille, elle implique des couples dont les deux membres travaillent et ont chacun leurs propres aspirations professionnelles.
Conjoint qui rit, conjoint qui pleure
Pour les deux conjoints, les perspectives diffèrent. Pour celui ou celle qui travaille, l’expatriation comporte certes des risques, elle exigera sans doute un important investissement et des efforts d’adaptation. A la clé, il y a cependant la certitude d’une expérience valorisante et l’intuition que cela pourrait « booster » sa carrière. La situation du conjoint est d’emblée différente. Dans la majorité des cas, le départ à l’étranger commence par une rupture : quitter son emploi. Il est possible que ce « break » soit bienvenu. Il se peut également que le métier du conjoint, ses compétences ou ses centres d’intérêt, lui permettent de reprendre rapidement une activité sur place. Mais tous les conjoints expatriés n’ont pas cette chance. Pour ceux-là, quitter son emploi c’est non seulement arrêter son activité professionnelle, c’est aussi renoncer à une source de revenu et d’autonomie financière, à un cadre (le bureau, l’agenda, les services supports…), à un statut social et à un cercle de relations. L’écho de ces bouleversements en cascade ne manque pas d’être perceptible dans le couple même, où l’équilibre qui s’était institué entre deux « actifs » s’établit, à l’étranger, sur d’autres bases: nouvelle répartition des rôles, rythmes et centres d’intérêt différents, perception de soi et de l’autre modifiés.
Incompris et anxieux
C’est l’une des grandes difficultés que rencontrent les conjoints d’expatriés : ils ont du mal à être entendus lorsqu’ils expriment leur insatisfaction. C’est encore plus vrai lorsque le cadre de vie est agréable et que le pays regorge de « sujets d’intérêt ». Le conjoint d’expatrié est parfois le premier à s’étonner de ne pas s’épanouir dans un contexte objectivement si favorable. Il a le sentiment de ne rien « capter » du pays, de ne rien avoir à « raconter ». Les conjoints d’expatriés, en phase d’adaptation à leur environnement se trouvent dans une situation particulière : sans activité professionnelle, ils ne bénéficient pas de cet accès privilégié à la culture du pays; parfois isolés, ils n’ont d’autres possibilités que de s’intégrer dans une communauté (de conjoints) d’expatriés.
En quête de sens
Ce qui fait défaut à ce stade c’est le « sens ». Qu’est-ce que cette expatriation vient faire dans ma vie ? Qu’est-ce que j’en attends ? On est parfois long à reconnaître les aspects les plus positifs de ses conditions d’expatriation. A contrario, il suffit qu’un projet naisse pour que notre perception se modifie tout à coup. De ce point de vue, le besoin essentiel des conjoints expatriés est souvent moins de retrouver un emploi que de se donner les moyens de construire une image sociale avec laquelle ils se sentent bien. Le fait de se fixer des objectifs clairs, quels qu’ils soient (se former, s’impliquer dans une association, faire du sport, créer …), à condition qu’ils soient accessibles, peut être suffisant pour satisfaire à l’exigence d’ « exister » au-delà de son statut de « conjoint d’expatrié ». Démarrer une activité d’indépendant, réaliser des missions, quand bien même celles-ci seraient elles intermittentes, sont certainement de nature à transformer sa perception de l’expatriation.

LIVRE: Ma première expatriation

Il y a toujours une première fois, où se mêlent envie et crainte, inexpérience et enthousiasme. J'ai eu le plaisir de co-rédiger avec Stéphanie Talleux, aux éditions Studyrama, un livre consacré à cette "première fois"; s'agissant en l'occurence d'expatriation.

La vie à l'étranger attire et les media en France s'émeuvent de manière régulière d'une prétendue vague d'émigration massive de nos jeunes élites. La réalité est que la génération Y considère désormais que son terrain de jeu est mondial mais que la population des Français vivant à l'étranger, bien qu'en forte croissance, reste modeste, se concentrant en Europe, en Amérique du Nord et dans les pays du Maghreb. Que la nouvelle génération ait la mobilité dans les gènes est plutôt, dans notre esprit, une excellente chose, d'autant plus que la demande des entreprises, grandes et petites, ne faiblit pas, bien au contraire.

Pour les jeunes qui contemplent un premier parcours à l'étranger ou songent d'emblée à y faire carrière, le paysage de l'expatriation s'est profondément transformé par rapport à celui qu'ont connu leurs aînés. Les opportunités sont nombreuses mais elles sont rarement luxueuses. Dans leur appétit d'international, les expatriés de la génération Y sont souvent prêts à se lancer sans filet. Raison de plus pour bien préparer leur projet.

Dans la préparation de cet ouvrage, nous avons rencontré un très grand nombre de jeunes expatriés et d'experts de la mobilité. Ce livre leur doit beaucoup tant il est la synthèse de leurs expériences, telles qu'ils nous les ont livrées. Nous nous sommes efforcés d'en faire ressortir les meilleures pratiques à l'usage des candidats à l'expatriation. Ces derniers trouveront d'ailleurs dans ce livre de quoi donner du corps à leur projet et des conseils, étape par étape, pour le mettre en oeuvre avec succès.

Le livre Ma première expatriation est paru le 2 Septembre 2013, aux Editions Studyrama.

Un grand merci à tous ceux qui ont partagé avec nous leur expérience et à Stéphanie Talleux, coach et auteur de conjoint d'expatrié: votre carrière continue avec qui cela a été un bonheur de travailler sur ce projet.

Faut-il craindre l'expatriation des talents?

La question est récurrente. Elle hante les couloirs du Parlement, des ministères et des institutions d’enseignement,… faut-il laisser faire, voire encourager l’expatriation des talents ? Donner aux jeunes, que ce soit au travers des études ou d’un VIE, l’opportunité de découvrir le monde et d’y prendre goût, ne revient-il pas, en définitive, à se tirer une balle dans le pied?

Erasmus, double cursus, année de césure, stage, post doc, Work-holiday pass, VIE, autant d’opportunités offertes aux étudiants et jeunes professionnels de se frotter à l’inconnu, de démystifier l’international, d’éteindre leurs dernières craintes et réticences pour l’expatriation. Autant de pousse au crime diront d’autres dans la guerre des talents. Les jeunes concernés sont les premiers à le reconnaître, c’est au travers de telles expériences qu’ils ont attrapé le « virus » de l’expatriation. Ils sont enthousiastes. On s’en félicite, satisfait de voir cette jeunesse, plus polyglotte, plus mobile, plus ouverte que les générations précédentes, se préparer ainsi à des carrières qui ne peuvent plus faire abstraction d’un monde globalisé. Mais que penser à l’inverse d’une expatriation qui signifierait fuite, exil, oubli du pays d’origine, adoption d’un nouveau pays ou d’une vie apatride ?

Ce qui pose problème ce n’est pas de partir pour découvrir, c’est de partir pour de mauvaises raisons, d’oublier ses racines, de partir pour ne plus revenir. Dans ces circonstances, le départ de nos meilleurs talents à l’étranger constitue  en effet un gâchis. Mais la question, déjà, ne peut plus être de retenir ou d’empêcher de partir. Que penser d’une équipe de France, dont les joueurs ne connaitraient que le championnat national. Ces derniers ne seraient-ils pas rapidement décrochés sur le terrain plus vaste de la compétition mondiale ? La vraie question n’est-elle pas désormais, tout en favorisant le départ des jeunes à l’étranger, de trouver les moyens de leur donner une image dynamique de la  France, l’envie d’y revenir ou d’entreprendre,  si ce n’est sur son sol, au moins en relation avec elle ?

D’abord réussir l’expérience internationale

De nombreux jeunes partent aujourd’hui à l’étranger par goût de l’international, épris d’aventure, la tête pleine de projets. D’autres le font par défaut, forcés à l’exil par la conjoncture morose en Europe. On comprend aisément que l’atmosphère générale à Singapour ou à Shanghai paraisse plus légère qu’à Paris ou Londres. Le dynamisme des pays émergents, en Amérique Latine et en Asie exerce logiquement un pouvoir d’attraction pour les jeunes professionnels.  Même ralentie, la croissance en Asie reste vive et  les opportunités nombreuses. Les jeunes expatriés y trouvent un terrain ouvert à leurs ambitions, où ils peuvent travailler, se développer, entreprendre et échapper aux frilosités de ce que l’on a pris l’habitude d’appeler le vieux continent. Mais tout n’est pas facile. Certains bricolent sur le plan professionnel et pratique, d’autres ont plus de chance, d’autres encore finissent par renoncer.  C’est important de les aider, et les opportunités- stages, VIE,..- précitées vont dans ce sens.  Pour tous, l’essentiel est d’abord que l’expérience à l’étranger soit réussie. Il faut donner une mission aux jeunes professionnels hors de France, construire les bases d’une équipe de France, faire connaître leurs succès et faire reconnaître qu’ils sont aussi ceux de la collectivité.  Et s’il s’agit enfin de faire revenir les talents, il faut que le jeune professionnel, quand il revient, le fasse pour de bonnes raisons, porté par une riche expérience, attiré par la possibilité de voir cette expérience reconnue et valorisée. Le pire serait que ne reviennent que ceux qui sont forcés de le faire tandis que ceux qui ont les moyens de rester, pérennisent leur situation d’expatrié par rejet du contexte en Europe et de ses rigidités.

Ensuite entretenir l’attractivité du retour

Les enquêtes menées auprès des expatriés le soulignent de manière régulière, l’étape de l’expatriation qui est la moins bien gérée est celle du retour. C’est vrai des entreprises quand elles n’anticipent pas et sont incapables de proposer à leurs expatriés des opportunités stimulantes dans le pays d’accueil. C’est vrai des intéressés et de leur famille confrontés souvent à une forme d’expatriation à l’envers quand ils reviennent dans leur pays. C’est vrai encore à l’échelle du pays quand l’expérience à l’étranger est sous valorisée, jugée décalée voire suspectée d’arrogance, ou quand les opportunités paraissent rares et que là où les jeunes ont fait l’expérience du mouvement ils ne voient plus qu’immobilités. Il faut refonder l’attractivité du pays, substituer à la tentation de la démission, qui consisterait à se considérer comme un pays vieux, celle d’un pays riche de sa qualité de vie, de ses valeurs et de ses solidarités, de sa culture et de ses réussites technologiques. Lors de son séjour à Singapour, le Premier Ministre Jean Marc Ayrault, s’adressant à la communauté des français, rappelait que c’est un mal bien français que de voir ses défauts avant de reconnaître ce qui fait aussi son génie.  A cet égard, la guerre des talents se joue tous les jours et sur tous les fronts, et il revient à chaque français, en France ou à l’étranger de mettre mieux en avant les aspects les plus dynamiques de l’image de son pays.

Et attirer les jeunes talents étrangers

L’attractivité de la France à l’égard de ses nationaux est indissociable de sa capacité de manière réciproque à attirer les meilleurs jeunes talents étrangers. Malgré les efforts des grandes écoles et universités sur ce terrain, il n’est pas toujours certain que tout soit fait pour que les jeunes professionnels étrangers trouvent en France le moyen d’entreprendre et travailler. Si les jeunes français sont attirés par l’international c’est aussi qu’ils y apprécient, aux Etats Unis et ailleurs, les écosystèmes qui favorisent les échanges de savoirs et d’expérience. Autant générer de telles opportunités en France dans le cadre de clusters rassemblant des jeunes talents de multiples nationalités.

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Toute personne qui, ayant un projet de mobilité en France, comme expatrié ou comme conjoint, souhaite préparer cette expatriation dans les meilleures conditions.

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