Add new comment

Fin de "commuting party" chez Yahoo

Les afficionados du télétravail auront ce matin de Février une nouvelle raison de s'accrocher à leur table de cuisine. La nouvelle patronne de Yahoo, Marissa Mayer vient en effet de sonner la fin de la récré pour l'ensemble de ses employés qui travaillaient chez eux, que ce soit à temps plein ou seulement quelques jours par semaine. Ancienne de Google, qui ne pratique pas le télétravail, Marissa Mayer semble moins que convaincue des avantages de la formule. Au contraire, elle estime que c'est au travers des interactions quotidiennes à l'intérieur des équipes, dans les couloirs et à la cafétéria, que se font les échanges fructueux d'où naissent, parfois, des idées géniales.

Ce changement de politique étonne, venant d'un fleuron de la nouvelle économie. Il est vrai que l'entreprise est en pleine recherche d'elle-même. A ce titre, toutes les initiatives sont respectables. Même si, certains commentateurs évoquent, derrière cette incitation à revenir au bureau, une façon de dissuader certains... de continuer de travailler pour Yahoo; une manière de réduire ses effectifs qui a de l'élégance: passez donc au bureau, ou bien restez chez vous.

On regrettera le message, qui vient en décalage par rapport à une dynamique qu'on croyait d'autant plus légitime que les transports ne vont pas en s'améliorant, que le coût des bureaux ne va pas en diminuant et que les échanges se font de manière croissante en utilisant les outils de travail collaboratifs. A l'ère de la mondialisation, où les projets sont globaux et mobilisent des équipes virtuelles éclatées physiquement entre de multiples bureaux, on imagine mal que l'avenir d'une entreprise se joue dans la cafétéria du siège. Mais c'est peut-être aussi une bonne nouvelle: la preuve que le village planétaire reste organisé (avec des variantes selon les pays) autour de l'église, du bar et de la boulangerie.

Catégorie: 

Copyright © Equipaje 2012 - Tous droits réservés | Conditions d'utilisation | Liens | RSS  | Web Design fewStones